Réforme du statut des cheminots

// Par Maxime Guennec //

Le gouvernement a présenté le 26 février une réforme visant à supprimer le statut de cheminots. Celle-ci  a pour objectif de stabiliser la dette de 44 milliards d’euros du secteur ferroviaire et de préparer l’ouverture totale à la concurrence prévu pour 2023 . Adopté pour la première fois en 1909, plus de 90% des employés de la SNCF possèdent ce statut.

En quoi consiste le statut ?

Le statuts des cheminots offre des avantages, mais ceux-ci sont à relativiser. Sauf en cas de faute grave, celui-ci rend presque impossible le licenciement des salariés. De plus, tous les agents dotés du statut, ainsi que les retraités, ont droit à des “facilités de circulation”, c’est-à-dire des billets gratuits ou à prix très réduits pour eux-mêmes et leurs proches. L’âge de départ à la retraite, de 62 ans dans le régime général, est entre 55 et 57 ans pour un agent “sédentaire” et de 52 à 57 ans pour un agent conducteur. Le calcul de la pension est également plus favorable : Les cheminots touchaient en moyenne en 2013 une pension mensuelle brute de 1.940 euros, supérieure à la retraite moyenne des salariés du privé au régime général ayant eu des carrières complètes (1.760 euros).

Il est important de préciser que seuls les nouveaux employés de la SNCF ne bénéfieront pas de ce statut, celui-ci ne sera pas retiré à ceux le possédant déja.

De nombreuses grêves à venir ?

Cette décision a provoqué la colère des syndicats. La mobilisation du 22 mars a rassemblé entre 40 et 65 mille manifestants et a paralysé le trafic. Il se tiendra également une grève reconductible à partir du 3 avril. La CGT-Cheminots, premier syndicat à la SNCF, s’est déclarée prête à mener « un mois de grève » pour « faire plier le gouvernement » dans son projet de réforme, ce qui coûtera cher à la SNCF qui a déjà dû offrir un mois d’abonnement à tous les utilisateurs de TGV Max. Cependant, la SNCF ne l’entend pas de cette oreille : la direction a adopté un calcul des jours de grève qui va faire perdre plus d’argent aux cheminots qui auront suivi le mouvement. « Elle considère que les différents préavis déposés pour chaque jour de grève sont un seul et même préavis, dénonce un syndicaliste. Ce qui conduit à des retenues sur salaires supplémentaires.

 

Bibliographie :

http://www.lepoint.fr/societe/sncf-ce-que-prevoit-la-reforme-ferroviaire-12-06-2014-1835632_23.php

https://www.lci.fr/societe/sncf-ce-qu-il-faut-savoir-du-statut-des-cheminots-qu-edouard-philippe-souhaite-reformer-2078968.html

http://www.leparisien.fr/economie/sncf-la-greve-les-cheminots-vont-la-payer-cher-28-03-2018-7634661.php

 

Partagez sur
Share on FacebookShare on LinkedIn