USA : premier producteur mondial de pétrole ?

 

// Par Dounia Loudari //

Selon l’Agence internationale de l’Energie (AIE), les USA deviendront en 2019 le premier producteur mondial de pétrole détrônant ainsi la Russie et bouleversant les équilibres financiers.

Le miracle des hydrocarbures non conventionnels : 

 Le pétrole de schiste ou LTO (Light Tight Oil) représente désormais 55% de la production pétrolière des USA.  Dps les 2000s : le gaz de schiste ou gaz non conventionnel assure 50% de la consommation nationale.

Un contexte particulièrement favorable…

Depuis l’annonce du retrait des USA de la COP 21 Trump et la nomination de Scott Pruitt, climato sceptique, à la tête de l’agence de protection de l’environnement (APE), Donald Trump encourage l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste.

Plus encore, D.Trump veut abroger le « Clean Power Plan » de Barack Obama qui impose des réductions d’émissions de CO2 aux FTN américaines.

Il a aussi promis de relancer les forages offshores de pétrole dans les eaux littorales américaines qui recèlent 98 % des ressources encore inexploitées en pétrole et en gaz. De plus, D.Trump veut assouplir certaines règles de sécurité s’appliquant aux plates-formes offshore.  Cette décision survient 8 ans après l’explosion de la plate-forme pétrolière DeepWater Horizon de BP dans le golfe du Mexique.

Enfin, les FTN américaines ont modernisé leurs technologies et réduit leurs coûts de 30% en 2015 et encore de 22% en 2016 intensifiant ainsi l’extraction du gaz et du pétrole de schiste.

Dès lors, la dépendance  des USA à l’égard des hydrocarbures s’est considérablement réduite et l’autosuffisance devrait être atteinte vers 2020.

De graves déséquilibres  financiers …

Depuis 2015, les USA ont levé l’interdiction ancienne d’exporter du pétrole (10millions de barils par jour) et sont à l’assaut du monde. Les USA ont lancé une lutte féroce avec une compétitivité du gaz et du pétrole américain qui a divisé le prix du gaz par 4 entre 2003 et 2013. Cette lutte est sans affaiblir l’économie russe du fait que les USA assurent de plus en plus l’approvisionnement de l’Europe et cela au détriment de Gazprom). Plus encore, les pays membres de l’OPEP, déjà très affaiblis par la baisse des cours du pétrole qui est même passé dessous de 50 dollars le baril, font face à de graves difficultés financières.

 

Ce mardi, les cours du pétrole ont connu une hausse. Sur les marchés européens, le baril de Brent s’échangeait à 65,12 dollars, 17 cents de plus que la veille. Toutefois, d’après de nombreux spécialistes, ce rebond n’est pas durable face à une offre qui ne cesse d’augmenter.

 

Sources :

Le Figaro : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/03/13/97002-20180313FILWWW00119-le-petrole-a-la-hausse-malgre-l-offre-toujours-plus-abondante.php

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/02/27/97002-20180227FILWWW00047-les-usa-premier-producteur-mondial-de-petrole-d-ici-2019.php

Les Echos : https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0301351486914-petrole-les-etats-unis-n1-mondial-dici-a-2019-2156889.php

Source image : ROBYN BECK/AFP

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